Présidentielle en Iran, un réel intérêt ?

Suffrage universel Iran

56,4 millions d’Iranien sont appelés aux urnes ce vendredi 19 mai afin d’élire leur nouveau président de la république Islamique, le choix se fait entre le modéré Hassan Rohani et le conservateur Ebrahim Raisi.

L’actuel président Hassan Rohani pourrait être réélu pour un mandat de 4 ans mais le bilan de son premier mandat est controversé. Chacun pensait que son succès diplomatique prendrait le dessus et le réélirai automatiquement pour un second mandat mais des facteurs importants jouent contre lui. Les difficultés économiques, le taux de chômage est en augmentation, et son rival Ebrahim Raisi possède le soutien incontestable du puissant conseil des gardiens de la constitution ainsi que de celui du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei qui est le véritable dirigeant du pays.

99% des candidats ont été filtrés

Le puissant conseil des gardiens de la constitution qui se charge de décider si les candidats sont compatibles avec la constitution islamique, ont éliminé 99% des candidats présents avant même qu’ils aient pu se présenter, pour qu’il n’en soit resté que 4 au final suite à deux désistements.

L’actuel président Hassan Rihani est le grand favori pour être réélu sur un deuxième mandat. Clairement investi pour l’ouverture sur le monde et les réformes sur les libertés publiques.

Selon un analyste de l’université Tarbiat Modares de Téhéran, cette élection n’entraînera pas un changement politique fondamental car la constitution et le guide suprême garde quasiment l’intégralité du pouvoir en Iran et ce changement n’impactera que légèrement le pouvoir exécutif que possède le Président. Par ailleurs, cette élection a de l’importance pour les citoyens qui accordent beaucoup d’importance au gouvernement et à leur droit de vote. Cet analyste poursuit : « Il existe en Iran une majorité sociologique plutôt favorable à Hassan Rohani » et il est courant en Iran qu’un président effectue deux mandats.

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