De tous les moyens de locomotion, c’est l’automobile qui arrive encore en tête, irremplaçable pour sa souplesse et son adaptation aux parcours variés.

Les Européens passent en moyenne 9 h 35 dans les transports chaque semaine, la voiture se positionnant comme le moyen privilégié, même si les usagers se disent prêts à favoriser les transports collectifs. Mais il faudra y réfléchir à deux fois, car, selon une étude publiée par le cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) et l’institut de sondage Ipsos, hors week-end, les Européens passent en moyenne seulement 3 h 58 dans les véhicules motorisés (voitures et deux-roues).

Ils passent en particulier 3 h 42 en voiture (dont covoiturage et autopartage), moyen de transport incontournable pour les trajets du quotidien. L’étude cite notamment les trajets des usagers pour se rendre au travail ou emmener leurs enfants réaliser leurs activités du quotidien, les courses alimentaires importantes ou encore les démarches administratives. Une évidence pour nombre d’usagers, mais qu’il est bon de rappeler aux gestionnaires de nos transports futurs.

Indispensable en zone rurale

« La voiture est encore plus incontournable pour les habitants en zone rurale et à la périphérie des villes », commente encore l’étude, alors que 70 % des Européens l’utilisent en zone rurale et 67 % à la périphérie d’une ville, contre 54 % en ville.

Les modes de transport « doux » ne sont pas en reste : les Européens passent ainsi en moyenne 3 h 57 à se déplacer à pied ou à vélo, tandis que les transports en commun sont les moins plébiscités (1 h 40).

Par nationalité, les Grecs, avec 13 h 2 chaque semaine, sont ceux qui consacrent le plus de temps aux transports, alors que les Français, contre toute attente, ferment le classement avec 7 h 12.

En commun, mais en voiture

« C’est une partie très importante du temps disponible des Européens qui est passée dans les transports », a commenté auprès de l’AFP Sylvain Duranton, directeur associé au BCG de Paris, expert de la mobilité et auteur du rapport. « Ça montre à quel point le transport a un impact énorme sur la vie quotidienne des gens », a-t-il indiqué.

Selon l’étude, une grande partie des Européens serait prête à faire évoluer ses comportements si les investissements nécessaires sont réalisés. Ainsi, 72 % seraient prêts à utiliser plus souvent les transports en commun, 66 % d’entre eux à utiliser moins souvent leur voiture, et 44 % à pratiquer plus souvent le covoiturage et l’autopartage.

L’étude a été réalisée entre le 23 février et le 28 mars, sur un échantillon de 10 018 personnes âgées de 15 ans minimum dans 10 pays d’Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, Slovaquie).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *